Quand parle-t-on d’un vécu traumatique ?
Après un accident, une agression, un deuil, des violences ou un autre événement bouleversant, certaines réactions peuvent persister : images intrusives, peur, hypervigilance, cauchemars, évitements, difficultés de concentration ou sensations physiques très présentes.
Le fait qu’un événement ait été difficile ne signifie pas automatiquement qu’il existe un trouble psychotraumatique. Une évaluation sérieuse de la situation et des besoins reste importante.
Le principe du RITMO®
La méthode utilise alternativement des stimulations de gauche à droite pendant que certains éléments du souvenir sont évoqués. L’objectif n’est pas d’effacer l’événement, mais d’aider à diminuer son caractère envahissant et la charge émotionnelle qui lui reste associée.
Stabiliser
Évaluer les ressources, la sécurité actuelle et la capacité à aborder le souvenir. Cette étape peut occuper une ou plusieurs séances.
Retraiter
Utiliser des stimulations bilatérales adaptées à la personne et à la séance.
Réévaluer
Observer l’évolution des émotions, sensations et pensées associées, et décider de la suite.
RITMO®, EMDR : préciser les mots
Le RITMO® a été développé par Lili Ruggieri en s’inspirant de principes utilisés en EMDR, sans être de l’EMDR : cette appellation est réservée aux professionnels de santé formés à ce cadre précis. Vous lirez donc ici « RITMO® » ou « stimulations bilatérales », et « approche inspirée de l’EMDR » — jamais une équivalence.
Quand demander un autre avis ?
Des symptômes importants, durables, une souffrance aiguë ou une situation de danger nécessitent un avis médical ou psychologique spécialisé. L’accompagnement peut alors s’inscrire en complément et en coordination.
